Expositions
2009
Première expo avec la concorde photo mais aussi ma toute première exposition. Je vais montrer mes photos à des inconnus. Photos reconnues acceptables par le club pour être exposées. C’est aussi une reconnaissance par des photographes experts. Lorsque je montrais mes photos à mes amis ou famille, il me disait que c’était toujours de belles photos. C’est gentil, mais ça ne fait pas progresser. Là au club, j’ai entendu des critiques toujours constructives le cadrage, l’angle de prise de vue, trop d’éléments dans ta photo, etc.
Lors de mes vacances d’été 2009, j’avais repéré ce signe de loin, j’avais réglé mon K10 sur rafale, et je me suis approché discrètement, mais il m’avait vu, il faut dire que c’était en terrains découvert. C’était mes débuts. Je me suis arrêté, positionné et je cadre. Quand il s’est envolé, j’étais prêt et rafale jusqu’au bout. J’étais tout heureux de présenter ces 6 photos au club. Oui, mais le club expose toutes les photos sous cadres 40X50, sous passe partout aie ! exceptionnellement, j’ai eu l’autorisation de coller mes photos sur une planche, peinte en noir et accrochée sur ma cimaise.
L’autre série, c’est un guitariste, un voisin qui était dans un groupe de musique, j’ai joué sur le lumière.
2010
A un mariage, Alexandra était en face de moi, sans pour cela dire que je m’ennuyais, j’ai fait 3 photos. Au club on m’a « reproché » que le collier n’était pas en entier. Erreur de débutant !
2012
Le fameux « fantôme matinal ». Je dis fameux, car j’en ai souvent entendu parlé.
Comment vous dire : la prise de vue est matinale, le mardi 14 février à 8h30. Mais j’y étais depuis plus d’une heure. Je voulais faire une pause longue avec les crues de la Loire. Cet ancien embarcadère m’allait bien. Mais, pour ajouter la petite touche du photographe, je me suis pris en photos. Une pause longue de 20 secondes avec retardateur, le temps que je me rendre à l’endroit où je souhaitais être et au bout de 10 secondes, je pars. Ce qui explique les barres de la rambarde « au travers » mon corps.
Pour obliger les visiteurs (entre 800 et 1000 suivant les années) de l’expo à bien regarder les 100 photos exposées, en moyenne, le club leur demande de noter leur photo préférée. Et les visiteurs ont choisi mon fantôme matinal, ce qui m’a valu un article dans le journal Ouest-France, grâce à la correspondante locale Floriane.
Ma seconde série, des lys
Le club photo est adhérent à LAP, Loire Atlantique Photo, regroupant des clubs photos (entre 20 et 25 suivant les années) de Loire-Atlantique. Tous les ans, LAP fait une expo présentée sur l’ensemble du département, Blain, Pornic, Couëron, suivant la disponibilité des salles. Et proposes donc aux adhérents de présenter des photos, en série, et, après sélection par un jury, composé de professionnels et d’amateurs confirmés, donne le droit d’exposer sous l’étiquette LAP. C’est comme ça que cette année-là, je présente 3 photos de libellules en pleine reproduction. Photos prises au coup de pot si j’ose dire. Lors de nos vacances, nous faisions une balade en vélo et nous nous sommes arrêtés au bord d’un lac pour pique-niquer. Je vois tout de suite des libellules voler, mais je prends le temps de manger. Avant de repartir, je prends quand même mon appareil et je m’approche du bord. Et voilà les 3 photos que j’ai présenté à LAP et qui ont été retenues pour l’expo annuelle.
2014
Le club faisant parti de l’association « La concorde Couëron » regroupant plusieurs sections, sportives et culturelles, dont la photo. En 2014, la section gym féminine organise le fédéral gym, rassemblement national de gym féminine, sur 3 jours, tous les gymnases de Couëron sont réquisitionnés, et le matériel des villes voisines aussi. Le comité directeur demande donc au club photos de faire un reportage sur ce week-end. Il va de sois qu’il est préférable d’avoir un appareil numérique pour cela, car au club, nous sommes 50/50 numérique argentique. Nous sommes 3 volontaires, Marc, Germain et moi. Nous courrons partout, pas de feuille de route, on fait comme on veut mais aussi comme on peut. Nous avons juste un laisser passer pour nous faire reconnaître photographes officiels. Le résultat est plutôt bon, chaque photographe à fait suivant son intuition, ce qui diversifie les prises de vues. Nous avons donné à la section gym un CD avec les meilleurs de nos photos.
J’ai passé mes vacances d’été en Brenne, dans les observatoires. J’ai ramené ce blongios nain pour l’expo. Car c’est un oiseau inconnu pour la plupart des gens, et même pour les certains ornithologue. C’était une chance de le voir, même si les conditions n’étaient pas parfaites.
2015
J’étais venue chez ma collègue pour la prendre en photo, sa fille c’est « incrustée » à la séance, et c’est elle, Johanna que j’ai retenue pour l’expo. J’ai trouvé que les couleurs du parapluie ressortaient bien sur le mur blanc de la maison. Son expression instantanée, ni commandée ni anticipée, cool, me rappelai un moment bien agréable.
Mais aussi, un peu de studio. J’avais dans la tête, depuis des années, une photo d’un homme sur une échelle posée le long d’un mur, les 2 mains sur l’échelle. Mais son ombre sur le mur, l’homme tenait un parapluie. J’avais découpé cette photo et mise de côté pour l’étudier. Et de temps en temps, quand je la revoyais, ça me creusait la tête. Un jour je m’y suis mis à chercher comme on peut faire une photo comme ça, sans tricher forcément. J’ai un peu trouvé la solution avec cette série « ombres mensongères ».
2016
Fin mars, nous partons pour quelques jours à Rome. Je me rappelle très bien qu’en entrant dans cette église, nous en avons visité des dizaines, la première chose qui m’a marqué c’est le sol. Ce damier avait pour moi un potentiel photographique énorme. Alors que tout le monde regardait les vitraux, les statues, l’architecture, moi je regardais le sol ! j’ai tourné dans tous les sens afin de trouver la perspective idéale mais pas toujours dans le même sens. J’avais déjà dans la tête les photos pour l’expo. A bien regarder, on ne sait pas si c’est un creux, une bosse, on se demande même ce que c’est. Il n’y a pas d’échelle pour comparer avec quelque chose. C’est simplement le sol d’une église romaine. Titre : Des formations géométriques.
Les autres photos exposées, 9 cette année-là, ont toutes été prises à Rome lors de notre séjour. Les fenêtres noires, pour le contraste du noir et blanc. Titre : fenêtres obscures. Et l’autre série, ce pont au milieu de la ville il est tellement énorme et en fait c’est une passerelle elle fait la continuité entre le Vatican et la villa du pape, il l’empruntait pour que personne ne le voit. D’où le titre : le pont sans rivière.
2017
Nos vacances en baie de somme les galets de Cayeux sur mer. Je me suis beaucoup amusé à en rechercher qui tenait debout les uns sur les autres, et à y incorporé le couché de soleil, titre : clin d’œil.
L’autre série intitulé : Pour la vie, pour leurs 60 ans de mariage, la famille m’avait demandé des photos d’eux chez eux. Je les ai pris dans la cuisine, en jouant au scrabble, dans le jardin. En fin de journée, nous nous retrouvons dans le salon, chacun dans son fauteuil, et comme par habitude, ils se sont tenus la main, et j’ai fait des photos. Lors de l’expo, j’ai remarqué que certaines personnes passaient rapidement devant ces photos-là. A une, je lui ai demandé pourquoi ? Elle m’a répondu : « c’est trop émouvant, je ne peux pas regarder ». Je ne pensais pas qu’une photo pouvait apporter autant d’émotions.
2018
L’avantage d’être dans un club, c’est le partage. Que ce soit technique, pratique, de matériel, ou de bonnes relations. Jean-Paul avait cette bonne relation, cette personne qui organisait une finale de championnat de France de boxe à St Nazaire. Et il m’a invité, bonne idée et merci encore. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, je stressais mais avec Jean-Paul, qui me rassurais, ça devrait le faire. Lui était le photographe officiel, il a eu accès aux loges pour prendre le poulain de l’étape à l’entrainement et faire quelques portraits. Moi je suis resté au pied du ring. Avant la finale, il y a eu d’autres combats de catégories moindres et j’ai pu faire mes réglages. Ho lala, le manque de lumière, tout en contre plongée, la rapidité des déplacements, l’arbitre qui me cache les boxeurs, et ces fichues cordes qui sont toujours devant moi… bref. Sur la quantité, j’ai réussi à faire une série de 4 photos, toutes en noir et blanc et la dernière en couleur. C’est un vrai choix. J’ai traduit ce combat comme est la boxe, dure, rude, noir, et je ne pouvais pas mettre de couleur pour faire ressortir les muscles, la sueur. Sauf pour la dernière, le combat est fini, on se relâche, que vienne la lumière, et le choix de cette photo des 2 boxeurs attendant le résultat du combat, le vainqueur on s’en fiche. Le titre de cette série : quatre boules de cuir.
L’autre série, lors de ma sortie en mer avec la LPO, fin août, comme tous les ans, j’y allais pour les photos évidement. Sur le bateau en direction de l’île Hoëdic, nous voilà partis. J’avais pourtant bien mangé le matin, mais les poissons avaient faim, alors je leur ai répondu. Il faut dire que l’œil vissé dans l’œilleton à suivre les oiseaux dans tous les sens, plus le tangage, le roulis, vous avez compris. Le retour a été beaucoup plus calme et voici 4 photos de repas partagés. Le titre : Bataille de l’Atlantique.
